23 juillet 2021

Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement en Asie, retrouver les âmes complices, goûter à nouveau les saveurs tant aimées, rencontrer de nouvelles amitiés. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement en Asie. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais. Cher journal, si je pouvais voyager cet été. Cher journal, si je pouvais voyager. Cher journal, si je pouvais…
Cher journal, je reste avec toi.

L’inédit de la semaine : The Tokyo Blues

Sauve un bambou, mange un panda.

On vous l’a promis et vous l’attendez comme le roseau désir la pluie, comme le bambou craint le panda, comme la feuille de cerisier guette le printemps… Nous continuons donc avec un plaisir infini le travail entamé avec Fabe Beaurel Bambi ici et là. Après Les Amusemens, Comité Bantou, HipK et J.J.D., voici The Tokyo Blues, morceau phare de Horace Silver, issu du disque éponyme qu’il a composé en rentrant d’une tournée au Japon. Et hop, un titre de plus pour ta playlist estivale ! Avec un Beaurel-san en grande forme, toujours aussi classe même en kimono traditionnel, tu vas épater tes voisins au camping pendant l’apéro-pétanque. Nous, ça nous fait chalouper plutôt que pointer ou tirer. Et toi ?

青鞜

元始、女性は実に太陽であった。真正の人であった。
今、女性は月である。他に依って生き、他の光によって輝く、病人のような蒼白い顔の月である。/
(…)
我れ我を遊離する時、潜める天才は発現する。/
私どもは我がうちなる潜める天才のために我を犠牲にせなばならぬ。いわゆる無我にならねばならぬ。(無我とは自己拡大の極致である。)/
ただ私どもの内なる潜める天才を信ずることによって、天才に対する不断の叫声と、渇望と、最終の本能とによって、祈祷に集中し、精神を集中し以て我を忘れるよりほか道はない。/
そしてこの道の極<きわま>るところ、そこに天才の玉座は高く輝く。

平塚らいてう

Seitô

À l’origine, la femme était un soleil, un être authentique. Aujourd’hui la femme est une lune, une lune au visage livide comme celui d’un malade, qui vit à travers autrui et ne brille que par autrui.
(…)
Nous devons maintenant retrouver le soleil que l’on nous a caché. « Parole à notre soleil, à notre talent cachés ! ». Tel est le cri que nous nous lançons à nous-mêmes, telle est notre soif, irrépressible et insatiable, tel est l’instinct qui ébranle notre être tout entier. Ce cri, cette soif et cet instinct qui, conjugués, vont donner vie à notre esprit passionné… Alors pourra briller, très haut, le trône de notre génie…

Hiratsuka Raichôseptembre 1911

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

青鞜 / Seitô / Bas-bleu
Premier numéro, septembre 1911
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure .

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