08 octobre 2021

Cher journal, ça faisait une semaine que je cherchais un passage vers la lumière. J’ai finalement trouvé un tout petit chemin, à peine un boyau accidenté, froid et ténébreux, mais porteur d’une infime luminosité, une brillance à peine perceptible. La traversée m’a paru durer une éternité, une épreuve pénible de la désolation. Impression subite de désintégration. Mon palpitant s’est emballé, spasmes et nausées, je blêmis, pupilles dilatées. Je me sentais terriblement lourde et engourdie quand, soudain… Atteignant la frontière illuminée du corridor, je m’envolais pour flotter dans un jaillissement d’intenses coloris. La nuance des pigments changeait si rapidement que je restais longtemps confuse, à regarder les sons s’agiter autour de moi, à entendre le brouhaha harmonieux des couleurs. Prenant conscience de l’irréalité de la scène, je m’habituais petit à petit aux inflexions incessantes qui déformaient tout autour de moi. J’ai fini par atteindre un apaisement total, une lucidité inédite, l’esprit ouvert sur un nouveau seuil. Je nage paisiblement en sa direction. J’ouvre la porte.

L’inédit de la semaine : Chicha Club

Chicha goût acide lysergique

Aujourd’hui c’est le retour de Matthias à la composition, avec un Chicha Club qui se trouve à l’angle de la Chronique Akashique, fragment n°7, à gauche quand vous allez Vers Les Crinoïdes, vous trouverez facilement, près de la petite place avec les arbres… Le Chicha Club ? Ouvert 24/24, 7/7, comme les Urgences de Montfermeil, tout pareil, sauf que là on y danse à toute heure et qu’on ne vous fera pas attendre jusqu’à 5h du matin pour vous trouver un lit : y en a pas ! Tu te bouges ou tu bouges, la devise du club, c’est radical, c’est brut, ça pique parfois, mais on a l’impression que c’est ce dont tu as besoin en ce moment, du groove chirurgical. Alors on va enfiler nos blouses blanches et nos gants latex, tu te détends, relax, on va bien s’occuper de ton cas.

La corbeille de fruits

22.

Ce matin d’automne est excédé de lumière, et si tes chants se font capricieux et las, donne-moi ta flûte un instant.

Je jouerai avec elle suivant ma fantaisie – tantôt sur mes genoux, tantôt à mes lèvres, tantôt posée sur l’herbe à mes côtés.

Mais dans le silence solennel du soir je cueillerai des fleurs pour l’en couvrir avec des couronnes, je la remplirai de parfums ; avec une lampe allumée, je lui rendrai mon culte.
Puis la nuit je reviendrai vers toi et te la rendrai.
Et tu joueras sur elle la musique de minuit, quand le solitaire croissant de lune erre parmi les étoiles.

(…)

83.

Je sens que toutes les étoiles palpitent en moi.
Le monde jaillit dans ma vie
comme une eau courante.
Les fleurs s’épanouiront dans mon être.
Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon cœur, et le souffle de toutes choses chante en mes pensées comme une flûte.

Rabindranath Tagore
Traduction Hélène Du Pasquier

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Animal
Rabindranath Tagore, vers 1930
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien.

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