03 décembre 2021

Cher journal, c’est par la morsure du froid que je prends conscience du changement qui m’accable. L’hiver approche, la lumière du jour se fait de plus en plus discrète, la ville s’englue dans une grisaille qui s’installe sournoisement. Depuis quelques jours au réveil, j’ai du mal à redémarrer mon système nerveux central, et je comprends à grande peine que mon corps demande à tourner au ralenti. Mes nuits sont habitées de rêves pénibles, sans soleil ni plaisir, au cours desquels je ne fait qu’achopper sur des détails insignifiants. Mes journées sont faites de fatigue, l’asthénie s’installe mollement, l’apathie est en embuscade. Mon appétit est dans le coma, mon désir s’atrophie. Un frémissement murmure à travers ma fenêtre. J’entr’ouvre, la fraîcheur me saisit, ma peau se contracte, mes yeux s’embuent. Le murmure s’est transformé en mélodie, je connais cette chanson. Elle réveille en moi un plaisir enfantin, une joie simple, un souvenir candide. Je sens un sourire affleurer. Dans ma chair engourdie, la chaleur vient de mon cœur. Me jambes gigotent, je marmonne, l’énergie afflue ; je sautille franchement en susurrant de plus en plus précisément, le bonheur monte, violemment… J’implose… Je danse ! Je chante ! Que c’est bon !

L’inédit de la semaine : The Bare Necessities

Riez, sautez, dansez, chantez…

Vous les reconnaissez ? Revoilà Florent & Nicolas, nos vaillants acolytes, toujours plus frais, toujours plus fous ! Ils sont de retour pour Le Livre De La Jungle. Aujourd’hui c’est avec Nicolas Gastard à la batterie que nous vous proposons une version anti-gel de la chanson de Baloo, The Bare Necessities, de Terry Gilkyson. Pour ceux que ça amuse, on vous a proposé une version intermédiaire il y a quelque temps, Crazy In Krump, avec des bouts de Beyonce dedans, vous pouvez jouer au jeu des différences, ça vous changera des chiffres et des lettres… Et bonne nouvelle : vous allez pouvoir venir voir le spectacle à La Dynamo de Banlieues Bleues les 11 et 12 décembre prochains ! C’est gratuit, il reste quelques places, des jus et des tartes, réservation et bonne humeur obligatoires. Cœur, étoile, cœur.

P.S. : pour Noël, offrez un abonnement au site, on est pas fatigués, on continue l’année prochaine, yeah !

The Bare Necessities

Look for the bare necessities
The simple bare necessities
Forget about your worries and your strife
I mean the bare necessities
Old Mother Nature’s recipes
That brings the bare necessities of life

Wherever I wander, wherever I roam
I couldn’t be fonder of my big home
The bees are buzzin’ in the tree
To make some honey just for me
When you look under the rocks and plants
And take a glance at the fancy ants
Then maybe try a few

The bare necessities of life will come to you
They’ll come to you!

Look for the bare necessities
The simple bare necessities
Forget about your worries and your strife
I mean the bare necessities
That’s why a bear can rest at ease
With just the bare necessities of life

Now when you pick a pawpaw
Or a prickly pear
And you prick a raw paw
Well, next time beware
Don’t pick the prickly pear by the paw
When you pick a pear
Try to use the claw
But you don’t need to use the claw
When you pick a pear of the big pawpaw;
Have I given you a clue?

The bare necessities of life will come to you
They’ll come to you!

« So just try and relax, yeah cool it
Fall apart in my backyard
‘Cause let me tell you something, little britches
If you act like that bee acts – uh-uh
You’re working too hard
And don’t spend your time lookin’ around
For something you want that can’t be found »
When you find out you can live without it
And go along not thinkin’ about it
I’ll tell you something true

The bare necessities of life will come to you

Terry Gilkyson, The Jungle Book

Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Il faut se satisfaire du nécessaire
Un peu d’eau fraîche et de verdure
Que nous prodigue la nature
Quelques rayons de miel et de soleil.


Je dors d’ordinaire sous les frondaisons
Et toute la jungle est ma maison
Toutes les abeilles de la forêt
Butinent pour moi dans les bosquets
Et quand je retourne un gros caillou
Je sais trouver des fourmis dessous.
Essaye c’est bon, c’est doux, oh!


Il en faut vraiment peu,
Très peu pour être heureux!
Mais oui!
Pour être heureux.


Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Chassez de votre esprit tous vos soucis
Prenez la vie du bon côté
Riez, sautez, dansez, chantez
Et vous serez un ours très bien léché!


Cueillir une banane, oui
Ça se fait sans astuce


Aïe!
Mais c’est tout un drame
Si c’est un cactus
Si vous chipez des fruits sans épines
Ce n’est pas la peine de faire attention
Mais si le fruit de vos rapines
Est tout plein d’épines
C’est beaucoup moins bon!
Alors petit, as-tu compris?
Il en faut vraiment peu,
Très peu, pour être heureux!
Pour être heureux?
Pour être heureux!


Et tu verras qu’ tout est résolu
Lorsque l’on se passe
Des choses superflues
Alors tu ne t’en fais plus.
Il en faut vraiment peu, très peu, pour être heureux.


Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Chassez de votre esprit
Tous vos soucis … Youpi
Prenez la vie du bon côté
Riez, sautez, dansez, chantez
Et vous serez un ours très bien léché
Waouh
Et vous serez un ours très bien léché.


Youpi!

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Tiercé dans le désordre : Mowgli, Baloo, Bagheera, Shere Khan & Colonel Hathi.
Indice pour retrouver Mowgli : il porte un slip rouge.
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien, Sufei.

12 novembre 2021

Cher journal, je t’écris bien tard car je suis retournée au concert aujourd’hui et c’était formidable ! L’impression d’être vivante, enfin. L’attente était longue, la libération fut intense. J’ai pu danser follement désinhibée, totalement libérée, emportée par la vibration. Je sentais dans l’air l’électricité invisible, cette énergie sombre qui emplissait la salle et qui unit les musiciennes au public. La puissance mystique des timbres directement perçue par mes oreilles, sans intermédiaire numérique, sans interface autre que mon corps : quel choc ! Je suis entrée en transe, me suis perdue dans l’immensité sensorielle, ai voyagé entre les cordes infimes qui pulsent en modelant l’infini. Je me souviens à peine de la fin du concert tellement j’étais une rêveuse illuminée, comme aspirée entièrement dans le grand bruit blanc. Banzai, j’y retourne demain !

La vidéo inédite de la semaine : Wa Mambu Live

Hé, Marcelloooo !

Quel bonheur de vous revoir en chair, en os et en écorces ! Et de vous voir danser comme ça, quel plaisir !!! Du coup on ne résiste pas à la tentation de partager un tout petit bout de notre concert de mardi dernier à La Dynamo de Banlieues Bleues. Des partenaires fidèles et précieux, immense merci à toute l’équipe de La Dynamo. Aujourd’hui nous vous faisons entendre et voir l’introduction de la soirée, le morceau Wa Mambu composé avec l’indispensable Fabe Beaurel Bambi. On a changé une mesure par rapport à la version studio postée ici il y a quelques semaine, sauras-tu la retrouver ? Pour voir la suite ce sera sur place, la prochaine fois, et dire que l’on a hâte d’y être, au prochain concert, c’est un énorme euphémisme :))

Speaking Tree

I had a beautiful dream I was dancing with a tree.
—Sandra Cisneros


Some things on this earth are unspeakable:
Genealogy of the broken—
A shy wind threading leaves after a massacre,
Or the smell of coffee and no one there—

Some humans say trees are not sentient beings,
But they do not understand poetry—

Nor can they hear the singing of trees when they are fed by
Wind, or water music—
Or hear their cries of anguish when they are broken and bereft—

Now I am a woman longing to be a tree, planted in a moist, dark earth
Between sunrise and sunset—

I cannot walk through all realms—
I carry a yearning I cannot bear alone in the dark—

What shall I do with all this heartache?

The deepest-rooted dream of a tree is to walk
Even just a little ways, from the place next to the doorway—
To the edge of the river of life, and drink—

I have heard trees talking, long after the sun has gone down:

Imagine what would it be like to dance close together
In this land of water and knowledge. . .
To drink deep what is undrinkable.


Joy Harjo, Conflict Resolution for Holy Beings

L’arbre qui parle

J’ai fait un beau rêve où je dansais avec un arbre
—Sandra Cisneros


Sur cette terre certaines choses sont indicibles
La généalogie des cassures
Un vent timide qui soulève les feuilles après un massacre
Ou le parfum du café alors qu’il n’y a personne en vue


Certains humains disent que les arbres ne sont pas des êtres sensibles
Mais ils ne comprennent pas la poésie


Ils n’entendent pas davantage la chanson des arbres quand ils sont nourris par

La musique du vent ou de l’eau
Pas plus que leurs cris d’angoisse quand ils sont cassés ou dépossédés

Aujourd’hui, je suis une femme qui aspire à être un arbre, planté dans une terre humide et sombre
Entre l’aube et le crépuscule


Je ne peux traverser tous les règnes
Je porte seule dans le noir une aspiration trop lourde pour moi


Que dois-je faire de tant de chagrin ?


Le rêve le plus profondément enraciné de l’arbre est de marcher
Faire juste un peu de chemin, aller de la proximité de la porte
Jusqu’au bord de la rivière de la vie et d’y boire


J’ai entendu des arbres parler, longtemps après le coucher du soleil :


Imagine ce que serait danser tout près l’un de l’autre
À même ce pays d’eau et de savoir…
Boire à grands traits l’imbuvable
.

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Beaurel, Frédéric, Sylvain, Matthias, La Dynamo & le plaisir.
Photo de David Lantran, mille mercis pour ces clichés !
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien, Sufei.

05 novembre 2021

Cher journal, ce matin encore je fus prise d’un intense et irrépressible désir de danser. Cette fois-ci la crise était plus violente. Je sentais bien que rien ne me calmerait, qu’il faudrait finalement céder à cette pulsion souveraine. Sortant du lit, mes pieds glissants sur le sol glacé commençaient déjà à frémir, et, m’approchant de la platine vinyle, ce sont mes genoux qui se mirent à trembler. La fièvre montait, je devais me hâter. Je me mis à fouiller fébrilement dans la pile de disques. Promesses grand format de plaisirs intenses, les larges pochettes défilaient à grande vitesse : il fallait faire un choix et le faire vite. Mon ventre se convulsait sous les saillies de mon cœur en pleine montée d’adrénaline. Mes épaules tressaillaient à leur tour, quand un disque s’imposa à mes rétines. Aucun doute, enchaîner, agir vite, sortir la galette de son fourreau, la déposer hâtivement mais délicatement sur la feutrine. La courroie se met en marche, le bras mécanique s’élève au ralenti, effectue sa rotation précise avant de plonger dans le microsillon, crépitements, derniers instants de silence, attente fébrile interminablement courte, le corps impossible à contenir, convulsions, effervescence, ivresse… Puis, soudain, le son… Déflagration émotionnelle… La vibration envahit tout l’espace, j’entre dans une nouvelle dimension. Je lâche prise, le corps s’exprime, soulage l’esprit, la liberté est totale, le bonheur intense. Je viens de gagner dix points de vie !

L’inédit de la semaine : SogoogoS

In girum imus nocte ecce et consumimur igni

« Matthias à la composition + Beaurel aux percussions = épidémie de danse garantie ! » C’est l’équation qu’on a choisie pour cette semaine, marquée par deux concerts avec ce nouveau quartet : dimanche 07 novembre à Latour-De-France (66) et mardi 09 novembre à la Dynamo de Banlieues Bleues (93) (cliquez sur les liens pour plus d’infos). On y jouera tous les morceaux inédits que vous avez pu entendre ici ou là, dont ce SogoogoS écrit par Matthias. C’est pas que tu veuilles danser, c’est que t’as pas le choix, ton corps réclame sa dose, faut qu’tu remues tout ça, et le Docteur est là pour toi. Prescription sur ordonnance : un vol direct pour le septième groove. Dernier rappel pour les passagers des concerts Journal Intime & ♡ Fabe Beaurel Bambi, embarquement immédiat, réservations conseillées, décollage imminent. Tu montes ?

12

Sous son minuscule galure ridicule et roi en la fournaise où il n’a plus une goutte de sa bière pour se désaltérer, un doute environne le brasseur Ammeister et la peur circule autour de lui, mais il ordonne quand même à son troisième adjoint, portant le grand sceau officiel et le titre de secretarius :
— Promulguez un arrêté interdisant formellement de danser à l’extérieur jusqu’au 29 septembre, date de la Saint-Michel. Ajoutez aussi : « sous peine d’amende de deux florins ». Ce n’est pas que je veux faire l’évêque mais ça fera toujours rentrer un peu de sous dans les caisses.
— Ammeister, la quasi-totalité des Strasbourgeois n’ont plus d’argent.
— Ah oui, c’est vrai. Alors menacez-les de prison où ils seront réduits au pain sec.
— Du pain sec ? Ils en rêvent ! Nous ne pourrons pas tous les encager. On manquera de place.
— En ce qui concerne la musique, change de sujet Drachenfels, même siffler le long des rues sera banni. Des détachements de cavalerie légère chargeront les musiciens.
— Nous n’avons plus de chevaux à l’intérieur de nos remparts, Ammeister. Nos cavaliers, n’ayant pas toucher leur solde depuis janvier, les ont mangés.

Jean Teulé, Entrez dans la danse

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Sylvain, Beaurel, Frédéric & Matthias saiht tam & ciré dér fleru a ebni avlys.
N’est palindrome qui veut – cqfdfqc
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien, Sufei.

29 octobre 2021

Cher journal, et si le personnage héroïque c’était moi ? Si ma quête n’était noble et exotique seulement d’un tiers point de vue, au regard d’une personne différente, cela ferait-il de moi un objet de fiction ? Quand je me raconte à toi, qui suis-Je ? Peu importe sûrement la nature de mon être, réel ou fictif, ce sera toujours l’Autre qui me donnera vie. Si c’est l’altérité qui nous défini, il reste le champ de l’action à investir. Je suis l’artisane de mes actes, c’est à moi d’y mettre passion et sensations. Même un auteur doit se plier à la volonté de son personnage. Ainsi, avec enthousiasme et détermination, je peux être qui je veux, Gorgone ou Sappho, Sirène héritière d’Aspasi, déraisonnablement libre, joyeusement affranchie, une empoisonneuse, une guérisseuse, une Sorcière… Bouh !

L’inédit de la semaine : Witch Spleen

Fugere possum

Des bonbons ou un sort ? On a choisi les deux, et c’est Fabe « Trick-and-treat » Beaurel Bambi qui nous est apparu , tel une offrande infernale. Alors on a dressé un gigantesque bucher d’amour et composé à quatre âmes damnées ce Witch Spleen pour toi, veinarde ! Tu vas pouvoir danser sauvagement libre devant ton ordinateur de poche en attendant le grand Sabbat qui nous réunira mardi 09 novembre à la Dynamo de Banlieues Bleues. Alors viens avec tes copaines, déguisée ou pas, en sorcière ou banquière, avec ton bouc, ta chouette ou ton chat noir, en balai ou sous forme de chauve-souris, mais viens. On te prépare un rite initiatique et furieusement percussif dans ce temple du jazz libre, sur l’autel groove c’est tes arpions qu’on va sacrifier…

♡ Bienvenue à la nouvelle Tipeuse du blog (toutes les infos ici), qu’elle soit ici infiniment remerciée : Sufei.

Les héritières

Pendant la récréation, à l’école primaire, mes camarades et moi traquions [la sorcière] qui avait élu domicile derrière les buissons de la cour, obligés de nous en remettre à nous-mêmes face au flegme incompréhensible du corps enseignant. La menace flirtait avec la promesse. On sentait soudain que tout était possible, et peut-être aussi que la joliesse inoffensive, la gentillesse gazouillante n’étaient pas le seul destin féminin envisageable. Sans ce vertige, l’enfance aurait manqué de saveur. Mais, avec Floppy Le Redoux, la sorcière est définitivement devenue pour moi une figure positive. Elle était celle qui avait le dernier mot, qui faisait mordre la poussière aux personnages malfaisants. Elle offrait la jouissance de la revanche sur un adversaire qui vous avait sous-estimée (…)
À travers elle m’est venue l’idée qu’être une femme pouvait signifier un pouvoir supplémentaire, alors que jusque-là une impression diffuse me suggérait que c’était plutôt le contraire. Depuis, où que je le rencontre, le mot « sorcière » aimante mon attention, comme s’il annonçait toujours une force qui pouvait être mienne. Quelque chose autour de lui grouille d’énergie. Il renvoie à un savoir au ras du sol, à une force vitale, à une expérience accumulée que le savoir officiel méprise ou réprime. J’aime aussi l’idée d’un art que l’on perfectionne sans relâche tout au long de sa vie, auquel on se consacre et qui protège de tout, ou presque, ne serait-ce que par la passion que l’on y met. La sorcière incarne la femme affranchie de toutes les dominations, de toutes les limitations ; elle est un idéal vers lequel tendre, elle montre la voie.

Mona Cholet, Sorcières

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Rapide 2000 : fabrique toi-même ta lanterne en citrouille
Tuto anonyme inédit, XXIème siècle
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien, Sufei.

22 octobre 2021

Cher journal, j’aurais tant voulu te raconter une histoire. Avec des personnages héroïques, une quête noble et exotique, des rebondissements ahurissants, de l’errance, de la passion, de la résilience, et à la fin une révélation sensationnelle qui, telle un uppercut, laisserait hébété plusieurs jours durant et marqué pour des années. Que tout ce parcours déclenche une prise de conscience des principaux protagonistes, qu’ils soient métamorphosés par leur Odyssée, et que l’identification soit totale. Ça aurait été chouette non ? Au lieu d’écrire j’ai lu. Pas d’histoire homérique, pas de tribulations ni d’illumination fulgurante, mais du sens, une lucidité qui afflue dans mes veines, qui modifie mon ADN en profondeur, qui m’irrigue d’un discernement chronique. Et j’ai encore soif.

L’inédit de la semaine : Bloody Analyse

If it bleeds…

On vous avait prévenu, il est toujours là l’indispensable Fabe Beaurel Bambi, aujourd’hui sur une composition de Frédéric, Bloody Analyse, issue du répertoire de Marlboro Bled, un autre trio rigolo ! Encore un titre du nouveau répertoire qui sera joué le mardi 09 novembre à la Dynamo de Banlieues Bleues, à Pantin (93). C’est pas le tout de réserver tes places, faudrait aussi prévenir tes copaines que ça va gigoter percussif ! Et dis-leur de venir en baskets souples et chaussettes transpirantes, il s’agit pas vraiment de rester assis au fond, peinard, à fermer les yeux et hocher la tête. On veut te voir vivre un peu debout, en gesticulations-génuflexions, toute folie sortie et le cœur en sueur, ça nous manque, tu nous manques…

Salut les filles

Comment explique-t-on qu’en trente ans aucun homme n’a produit le moindre texte novateur concernant la masculinité ? Eux qui sont si bavards et si compétents quand il s’agit de pérorer sur les femmes, pourquoi ce silence sur ce qui les concerne ? Car on sait que plus ils parlent, moins ils disent. De l’essentiel, de ce qu’ils ont vraiment en tête. Ils veulent qu’on parle d’eux, à notre tour, peut-être ?
(…)
Les hommes aiment les hommes. Ils nous expliquent tout le temps combien ils aiment les femmes, mais on sait toutes qu’ils nous bobardent. Ils s’aiment, entre eux. Ils se baisent à travers les femmes, beaucoup d’entre eux pensent déjà aux potes quand ils sont dans une chatte. Ils se regardent au cinéma, se donnent de beaux rôles, ils se trouvent puissants, fanfaronnent, n’en reviennent pas d’être aussi forts, beaux et courageux. Ils écrivent les uns pour les autres, ils se congratulent, ils se soutiennent. Ils ont raison. Mais à force de les entendre se plaindre que les femmes ne baisent pas assez, n’aiment pas le sexe comme il faudrait, ne comprennent jamais rien, on ne peut s’empêcher de se demander : qu’est-ce qu’ils attendent pour s’enculer? Allez-y. Si ça peut vous rendre plus souriants, c’est que c’est bien.

Virginie Despentes, King Kong Théorie

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Bloody Heaven
Gif anonyme inédit, XXIème siècle
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien.

15 octobre 2021

Cher journal, depuis quelques jours je suis endiguée en béatitude. Engourdie dans mon euphorie, je ne suis plus perméable aux autres. Cet état m’isole, sans pour autant me paralyser. Rien ne me dérange, tout me va, je ne suis pas indifférente mais la légèreté qui me porte m’éloigne de la pesanteur ambiante. Je ris seule, de rien, de tout, de moi, de mon rire. C’est plutôt agréable, mais si fatiguant ! Pour retrouver ma lucidité j’ai besoin d’un exorcisme, d’un désenvoûtement (et assurément d’un peu de repos). Afin de conjurer mon sort, le docteur Hyks m’a recommandé de compter sur mon appétence musicale et sur le pouvoir thérapeutique du son. Il m’a prescrit une playlist qui devrait me rendre au monde des vivants. Je commence le traitement tout de suite...

L’inédit de la semaine : Wa Mumba

Écoute les choses !

La révélation du blog, aux côtés de nos précieuses.eux invité.e.s, ♡♡♡ l’étourdissante Raphaëlle  »L » Lanadère, les magnifiques Marylou Abdelghani & McG, l’extraordinaire Yann Péchin ♡♡♡, c’est bien sûr l’indispensable Fabe Beaurel Bambi ! Il est de retour avec une composition collective sur un texte personnel : Wa Mumba. Beaurel va squatter le blog quelques semaines encore, nous sommes en train de vous concocter une proposition discographique en quartet, et vous pourrez nous écouter tout bientôt en concert, youpi ! Rendez-vous le mardi 09 novembre à la Dynamo de Banlieues Bleues, à Pantin (93), toutes les infos ici. Ça va groover, transpirer, fatiguer les jambes, il y aura du rire et des larmes, ça va saigner sous les pieds. Et toi tu vas rester chez toi, sur ton canapé ? Je n’crois pas, non…

Wa Mumba

Ilé yalé lalé oh oh
Yalé lulu tu tsé tadi oh
Ni na lela komité na ko
Ki na yeulé bu sé
Kani késaka

Kanda dwa boni tella mio
Kanda dwa boni tella mio

Wené mana osé
Oh yele lala ina baladosé

Kwiza vumbuka kwiza wa mambu yeyi
Mambu yeyi beto ké wa kutuba samu wa beno
Ba npangui béno kuwa mambu

Kwiza kuwa marcelo
Kinilé ka kuenda kata tuka mama

Ah wé ngué kuwa mambu belo
Ké wa ku zonza samy na ngué
Ngué na kuwa vé
Eh mama

Marcelo

Ah mé ngué kuiza kuwa mambu eh eh

Tia wiri samu
Tia wiri samu
Tia wiri samu

Fabe Beaurel Bambi

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

« Ni na lela komité »
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien.

03 septembre 2021

Cher journal, c’est encore l’été alors je danse encore et encore et encore… Je suis en transe et je compte bien y passer l’hiver. Mon corps encore chaud transpire l’effort, le bal n’en finit pas. Mes sens n’ont plus de frontière : j’entends les odeurs acres sur la piste, je vois les sons touffus et colorés, chatoyants, et je peux même toucher la lumière du jour qui point en crépuscule… J’ai l’impression d’être infatigable, je voudrais danser jusqu’à l’épuisement, mais c’est une vigoureuse endurance qui me cueille. Sous mes écailles, ma chair est vive, et mes humeurs sont pures. La folie s’ouvre à moi dans un sublime élan fantastique, je sombre dans mon extravagance, je ne suis plus que mouvement, une vivacité cosmique.

L’inédit de la semaine : Dog Eat Dog

September on fire…

Tiens, en voilà de la rentrée en musique ! Pour vous retrouver après ces quelques vidéos-friandises, nous avions envie de reprendre avec l’indispensable ♡ Fabe Beaurel Bambi ♡, histoire de vous faire chalouper tant que c’est encore l’été. C’est de nouveau Fela Anikulapo Kuti qui nous a inspiré cette version de Dog Eat Dog. Ca vous fera une belle playlist pour tenir au boulot, avec Les Amusemens de François Couperin, Comité Bantou des Bantous de la Capitale, HipK de Matthias Mahler, J.J.D. de Fela Anikulapo Kuti, The Tokyo Blues de Horace Silver et Lover Man de Jimi Hendrix. Alors c’est parti : branche l’ordi, les enceintes à fond, regarde ton boss droit dans la webcam et danse de tout ton corps en gardant la tête bien fixe ! Si tu coupes ton micro, ça passe tout seul, et si tu craques et que tu termines la webconf torse-poil, si ça se trouve y’a quand même une promo au bout… Merci qui ?

♡ Bienvenue à la nouvelle Tipeuse du blog (toutes les infos ici), qu’elle soit ici infiniment remerciée : Anja.

La dignité rebelle

Le zapatisme n’est pas la règle qui dit aux indigènes des autres pays ce qu’ils doivent faire. Nous partageons plutôt le même sentiment de marginalisation et d’exclusion. Ainsi que la volonté de résistance qui nous pousse à dire : nous ne voulons pas que le monde continue sans nous, nous ne voulons pas disparaître. Mais nous ne voulons pas non plus cesser d’être ce que nous sommes. C’est un processus d’affirmation de notre différence. La lutte des indigènes d’Amérique latine c’est la volonté d’affirmer : nous voulons faire partie de l’histoire nouvelle, de l’histoire du monde ; nous avons quelque chose à dire et nous ne sommes pas disposés à être ce que vous voulez que nous soyons. Nous ne voulons pas nous transformer en sujets dont la valeur sur l’échelle sociale serait déterminée par le pouvoir d’achat et le pouvoir de production.

Sous-commandant Marcos

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Souvenir d’un avenir radieux
Collage mural anonyme inédit, XXIème siècle
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja.

30 juillet 2021

Cher journal, je pars en vacances chez Mémé. Je te laisse sous mon lit, on se retrouvera à la rentrée. Je te raconterai les retrouvailles avec mes amies de vacances, les randonnées réjouissantes dans les Alpes, les repas-fleuves en famille qui s’éternisent à l’heure de la sieste et leurs débats politicos-alcoolisés… Je te dirai si mon cœur à nouveau s’emballe, si mon corps brûle encore. Je t’écrirai et te décrirai les héroïnes qui m’attendent dans ces livres que j’emporte avec moi. Et tu sauras tout de mes rêves & cauchemars qui me visiteront assurément durant ma transhumance. Et peut-être te conterai-je de folles soirées enivrées, saturées de danses païennes et de feux de joie, débordantes d’amour et de joie, comblées du bonheur simple de l’existence. C’est en tous cas tout ce que je nous souhaite…

L’inédit de la semaine : Lover Man

Les lèvres en feu…

Allez, hop, en voiture, choisissez le cochon volant ou la voiture de pompiers pour un dernier tour de manège électrique avec notre désormais indispensable ♡ Fabe Beaurel Bambi ♡. Vous l’avez déjà entendu ici & là vous jouer Les Amusemens de François Couperin, Comité Bantou des Bantous de la Capitale, HipK de Matthias Mahler, J.J.D. de Fela Anikulapo Kuti, ou encore The Tokyo Blues de Horace Silver. Beaurel-san revient aujourd’hui avec le pompon pour compléter votre playlist de l’été avec Lover Man de Jimi Hendrix, tout en souplesse et transpiration ! Parce qu’ici ça chauffe au studio, pas de repos, on est là pour toi, sinon comment tu vas danser cet été ? On reste ensemble tout le mois d’août si on a pas fondu entre temps. Alors branche ta Jibéhel, lance le barbeuk et danse comme une saucisse si tu peux, tant que tu bouges c’est que t’es vivant !

♡ Bienvenue aux nouvelles/aux Tipeuses/eurs du blog (toutes les infos ici), qu’iels soient ici infiniment remercié.e.s : Maarite & Charles, Jeanloulou.

Lover Man

Here he comes, I say
Here comes your lover now
Here he comes
Here comes your lover man
Aah I gotta get my head from this pillow
I gotta get outta here as fast as I can
No hard feelings
Reach down baby and get my runnin’ shoes
Oh yeah
Reach down baby and get my runnin’ shoes
I gotta get outta here and I got no time to lose
Hey

Here he comes
Here comes your lover now
Here he comes
Here comes your lover man
I gotta get my suitcase
And get the hell outta just as fast as I can
Here he comes baby
Here he comes baby

Jimi Hendrix

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

LIPS ON FIRE
Illustration originale, Jérome Galvin, 2010
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou.

23 juillet 2021

Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement en Asie, retrouver les âmes complices, goûter à nouveau les saveurs tant aimées, rencontrer de nouvelles amitiés. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement en Asie. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais. Cher journal, si je pouvais voyager cet été. Cher journal, si je pouvais voyager. Cher journal, si je pouvais…
Cher journal, je reste avec toi.

L’inédit de la semaine : The Tokyo Blues

Sauve un bambou, mange un panda.

On vous l’a promis et vous l’attendez comme le roseau désir la pluie, comme le bambou craint le panda, comme la feuille de cerisier guette le printemps… Nous continuons donc avec un plaisir infini le travail entamé avec Fabe Beaurel Bambi ici et là. Après Les Amusemens, Comité Bantou, HipK et J.J.D., voici The Tokyo Blues, morceau phare de Horace Silver, issu du disque éponyme qu’il a composé en rentrant d’une tournée au Japon. Et hop, un titre de plus pour ta playlist estivale ! Avec un Beaurel-san en grande forme, toujours aussi classe même en kimono traditionnel, tu vas épater tes voisins au camping pendant l’apéro-pétanque. Nous, ça nous fait chalouper plutôt que pointer ou tirer. Et toi ?

青鞜

元始、女性は実に太陽であった。真正の人であった。
今、女性は月である。他に依って生き、他の光によって輝く、病人のような蒼白い顔の月である。/
(…)
我れ我を遊離する時、潜める天才は発現する。/
私どもは我がうちなる潜める天才のために我を犠牲にせなばならぬ。いわゆる無我にならねばならぬ。(無我とは自己拡大の極致である。)/
ただ私どもの内なる潜める天才を信ずることによって、天才に対する不断の叫声と、渇望と、最終の本能とによって、祈祷に集中し、精神を集中し以て我を忘れるよりほか道はない。/
そしてこの道の極<きわま>るところ、そこに天才の玉座は高く輝く。

平塚らいてう

Seitô

À l’origine, la femme était un soleil, un être authentique. Aujourd’hui la femme est une lune, une lune au visage livide comme celui d’un malade, qui vit à travers autrui et ne brille que par autrui.
(…)
Nous devons maintenant retrouver le soleil que l’on nous a caché. « Parole à notre soleil, à notre talent cachés ! ». Tel est le cri que nous nous lançons à nous-mêmes, telle est notre soif, irrépressible et insatiable, tel est l’instinct qui ébranle notre être tout entier. Ce cri, cette soif et cet instinct qui, conjugués, vont donner vie à notre esprit passionné… Alors pourra briller, très haut, le trône de notre génie…

Hiratsuka Raichôseptembre 1911

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

青鞜 / Seitô / Bas-bleu
Premier numéro, septembre 1911
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure .

16 juillet 2021

Cher journal, je veux retourner au concert ! Retrouver la transe et m’abandonner à nouveau à la danse, éprouver au fond de moi ces émotions ancestrales, communier encore avec la vibration. Sentir couler sur ma peau les ridules sonores que les ondes propagent me fait autant d’effet que la caresse des rayons solaires sur mon épiderme : cela m’emplit d’une chaleur joyeuse, et accompagne un sentiment de renaissance lié à la conscience aiguë du temps présent. La musique me transcende, et l’expérience musicale est une communion sacrée qui connecte mon cœur au pouls de l’univers. Si les planètes dansent autour des étoiles, pourquoi pas moi ?

L’inédit de la semaine : J.J.D. (Johnny Just Drop!!)

Laisse tomber, Jeannot !

C’est la fin de la trêve, on ne lâche plus Fabe Beaurel Bambi jusqu’au mois d’août ! Aujourd’hui il nous fait décoller les talons sur un morceau de Fela Anikulapo Kuti, l’indispensable nigérian : J.J.D. (Johnny Just Drop!!). Retrouve ici tous les autres titres avec Fabe Beaurel Bambi, télécharge-les pour les écouter sur la plage ou sous l’orage : Les Amusemens, Comité Bantou, HipK. Attention, si tu viens au concert ce samedi 17 juillet à 19h à Montreuil (place du Nouveau Théâtre de Montreuil), tu as intérêt à réviser les paroles pour chanter avec nous, Fabe Beaurel Bambi t’aura à l’œil. Concentration… prêt ? Ça fait :  »Heyyy », puis  »Heyyy ». On compte sur toi, fais attention à ton accent anglais, on t’autorise même à arrêter de danser pour chanter si tu galères à faire deux trucs en même temps, comme tu peux mais on veut t’entendre !

♡ Bienvenue aux nouvelles/aux Tipeuses/eurs du blog (toutes les infos ici), qu’iels soient ici infiniment remercié.e.s : Catherine & Daniel, Anne-Laure.

Afrika Shrine is NOT A NIGHTCLUB – it is a place where we can worship the gods of our ancestors.

a) The Church is an ideological centre for the spreading of European and American cultural and political awareness.
The Shrine is an ideological centre for the spreading of Afrikan cultural and political awareness.

b) The Church is a place where songs are rendered for worship.
The Shrine is a place where songs are rendered for worship.

c) The Church is a place where they collect money.
The Shrine is a place where we collect money.

d) The Church is a place where they drink while worshipping (« holy communion »).
The Shrine is a place where we drink while worshipping.

e) The Church is a place where they smoke during worship (burning of incense).
The Shrine is a place where we smoke during worship.

f) The Church is a place where they dress the way they like for worship.
The Shrine is a place where we dress the way we like for worship.

g) The Church is a place where they practice foreign religion.
The Shrine is a place where we practice Afrikan religion.

Fela Kuti

Afrika Shrine N’EST PAS UNE BOÎTE DE NUIT – c’est un endroit où nous pouvons vénérer les dieux de nos ancêtres.

a) L’Église est un centre idéologique pour la diffusion de la conscience culturelle et politique européenne et américaine.
Le Shrine est un centre idéologique pour la diffusion de la conscience culturelle et politique africaine.

b) L’Église est un endroit où les chansons ont une vocation cultuelle.
Le Shrine est un endroit où les chansons ont une vocation cultuelle.

c) L’Église est un endroit où ils collectent de l’argent.
Le Shrine est un endroit où nous collectons de l’argent.

d) L’Église est un endroit où ils boivent pendant le culte (Sainte communion).
Le Shrine est un endroit où nous buvons pendant le culte.

e) L’Église est un endroit où ils fument pendant le culte (fumigation d’encens).
Le Shrine est un endroit où nous fumons pendant le culte.

f) L’Église est un lieu où ils s’habillent comme ils le souhaitent pour le culte.
Le Shrine est un endroit où nous nous habillons comme nous le souhaitons pour le culte.

g) L’Église est un endroit où ils pratiquent une religion étrangère.
Le Shrine est un endroit où nous pratiquons une religion africaine.

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

C’est la fête c’est plus la fête… c’est la fête… (allégorie)
Gif anonyme inédit, XXIème siècle
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure .