15 octobre 2021

Cher journal, depuis quelques jours je suis endiguée en béatitude. Engourdie dans mon euphorie, je ne suis plus perméable aux autres. Cet état m’isole, sans pour autant me paralyser. Rien ne me dérange, tout me va, je ne suis pas indifférente mais la légèreté qui me porte m’éloigne de la pesanteur ambiante. Je ris seule, de rien, de tout, de moi, de mon rire. C’est plutôt agréable, mais si fatiguant ! Pour retrouver ma lucidité j’ai besoin d’un exorcisme, d’un désenvoûtement (et assurément d’un peu de repos). Afin de conjurer mon sort, le docteur Hyks m’a recommandé de compter sur mon appétence musicale et sur le pouvoir thérapeutique du son. Il m’a prescrit une playlist qui devrait me rendre au monde des vivants. Je commence le traitement tout de suite...

L’inédit de la semaine : Wa Mumba

Écoute les choses !

La révélation du blog, aux côtés de nos précieuses.eux invité.e.s, ♡♡♡ l’étourdissante Raphaëlle  »L » Lanadère, les magnifiques Marylou Abdelghani & McG, l’extraordinaire Yann Péchin ♡♡♡, c’est bien sûr l’indispensable Fabe Beaurel Bambi ! Il est de retour avec une composition collective sur un texte personnel : Wa Mumba. Beaurel va squatter le blog quelques semaines encore, nous sommes en train de vous concocter une proposition discographique en quartet, et vous pourrez nous écouter tout bientôt en concert, youpi ! Rendez-vous le mardi 09 novembre à la Dynamo de Banlieues Bleues, à Pantin (93), toutes les infos ici. Ça va groover, transpirer, fatiguer les jambes, il y aura du rire et des larmes, ça va saigner sous les pieds. Et toi tu vas rester chez toi, sur ton canapé ? Je n’crois pas, non…

Wa Mumba

Ilé yalé lalé oh oh
Yalé lulu tu tsé tadi oh
Ni na lela komité na ko
Ki na yeulé bu sé
Kani késaka

Kanda dwa boni tella mio
Kanda dwa boni tella mio

Wené mana osé
Oh yele lala ina baladosé

Kwiza vumbuka kwiza wa mambu yeyi
Mambu yeyi beto ké wa kutuba samu wa beno
Ba npangui béno kuwa mambu

Kwiza kuwa marcelo
Kinilé ka kuenda kata tuka mama

Ah wé ngué kuwa mambu belo
Ké wa ku zonza samy na ngué
Ngué na kuwa vé
Eh mama

Marcelo

Ah mé ngué kuiza kuwa mambu eh eh

Tia wiri samu
Tia wiri samu
Tia wiri samu

Fabe Beaurel Bambi

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

« Ni na lela komité »
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien.

03 septembre 2021

Cher journal, c’est encore l’été alors je danse encore et encore et encore… Je suis en transe et je compte bien y passer l’hiver. Mon corps encore chaud transpire l’effort, le bal n’en finit pas. Mes sens n’ont plus de frontière : j’entends les odeurs acres sur la piste, je vois les sons touffus et colorés, chatoyants, et je peux même toucher la lumière du jour qui point en crépuscule… J’ai l’impression d’être infatigable, je voudrais danser jusqu’à l’épuisement, mais c’est une vigoureuse endurance qui me cueille. Sous mes écailles, ma chair est vive, et mes humeurs sont pures. La folie s’ouvre à moi dans un sublime élan fantastique, je sombre dans mon extravagance, je ne suis plus que mouvement, une vivacité cosmique.

L’inédit de la semaine : Dog Eat Dog

September on fire…

Tiens, en voilà de la rentrée en musique ! Pour vous retrouver après ces quelques vidéos-friandises, nous avions envie de reprendre avec l’indispensable ♡ Fabe Beaurel Bambi ♡, histoire de vous faire chalouper tant que c’est encore l’été. C’est de nouveau Fela Anikulapo Kuti qui nous a inspiré cette version de Dog Eat Dog. Ca vous fera une belle playlist pour tenir au boulot, avec Les Amusemens de François Couperin, Comité Bantou des Bantous de la Capitale, HipK de Matthias Mahler, J.J.D. de Fela Anikulapo Kuti, The Tokyo Blues de Horace Silver et Lover Man de Jimi Hendrix. Alors c’est parti : branche l’ordi, les enceintes à fond, regarde ton boss droit dans la webcam et danse de tout ton corps en gardant la tête bien fixe ! Si tu coupes ton micro, ça passe tout seul, et si tu craques et que tu termines la webconf torse-poil, si ça se trouve y’a quand même une promo au bout… Merci qui ?

♡ Bienvenue à la nouvelle Tipeuse du blog (toutes les infos ici), qu’elle soit ici infiniment remerciée : Anja.

La dignité rebelle

Le zapatisme n’est pas la règle qui dit aux indigènes des autres pays ce qu’ils doivent faire. Nous partageons plutôt le même sentiment de marginalisation et d’exclusion. Ainsi que la volonté de résistance qui nous pousse à dire : nous ne voulons pas que le monde continue sans nous, nous ne voulons pas disparaître. Mais nous ne voulons pas non plus cesser d’être ce que nous sommes. C’est un processus d’affirmation de notre différence. La lutte des indigènes d’Amérique latine c’est la volonté d’affirmer : nous voulons faire partie de l’histoire nouvelle, de l’histoire du monde ; nous avons quelque chose à dire et nous ne sommes pas disposés à être ce que vous voulez que nous soyons. Nous ne voulons pas nous transformer en sujets dont la valeur sur l’échelle sociale serait déterminée par le pouvoir d’achat et le pouvoir de production.

Sous-commandant Marcos

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Souvenir d’un avenir radieux
Collage mural anonyme inédit, XXIème siècle
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja.

30 juillet 2021

Cher journal, je pars en vacances chez Mémé. Je te laisse sous mon lit, on se retrouvera à la rentrée. Je te raconterai les retrouvailles avec mes amies de vacances, les randonnées réjouissantes dans les Alpes, les repas-fleuves en famille qui s’éternisent à l’heure de la sieste et leurs débats politicos-alcoolisés… Je te dirai si mon cœur à nouveau s’emballe, si mon corps brûle encore. Je t’écrirai et te décrirai les héroïnes qui m’attendent dans ces livres que j’emporte avec moi. Et tu sauras tout de mes rêves & cauchemars qui me visiteront assurément durant ma transhumance. Et peut-être te conterai-je de folles soirées enivrées, saturées de danses païennes et de feux de joie, débordantes d’amour et de joie, comblées du bonheur simple de l’existence. C’est en tous cas tout ce que je nous souhaite…

L’inédit de la semaine : Lover Man

Les lèvres en feu…

Allez, hop, en voiture, choisissez le cochon volant ou la voiture de pompiers pour un dernier tour de manège électrique avec notre désormais indispensable ♡ Fabe Beaurel Bambi ♡. Vous l’avez déjà entendu ici & là vous jouer Les Amusemens de François Couperin, Comité Bantou des Bantous de la Capitale, HipK de Matthias Mahler, J.J.D. de Fela Anikulapo Kuti, ou encore The Tokyo Blues de Horace Silver. Beaurel-san revient aujourd’hui avec le pompon pour compléter votre playlist de l’été avec Lover Man de Jimi Hendrix, tout en souplesse et transpiration ! Parce qu’ici ça chauffe au studio, pas de repos, on est là pour toi, sinon comment tu vas danser cet été ? On reste ensemble tout le mois d’août si on a pas fondu entre temps. Alors branche ta Jibéhel, lance le barbeuk et danse comme une saucisse si tu peux, tant que tu bouges c’est que t’es vivant !

♡ Bienvenue aux nouvelles/aux Tipeuses/eurs du blog (toutes les infos ici), qu’iels soient ici infiniment remercié.e.s : Maarite & Charles, Jeanloulou.

Lover Man

Here he comes, I say
Here comes your lover now
Here he comes
Here comes your lover man
Aah I gotta get my head from this pillow
I gotta get outta here as fast as I can
No hard feelings
Reach down baby and get my runnin’ shoes
Oh yeah
Reach down baby and get my runnin’ shoes
I gotta get outta here and I got no time to lose
Hey

Here he comes
Here comes your lover now
Here he comes
Here comes your lover man
I gotta get my suitcase
And get the hell outta just as fast as I can
Here he comes baby
Here he comes baby

Jimi Hendrix

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

LIPS ON FIRE
Illustration originale, Jérome Galvin, 2010
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou.

23 juillet 2021

Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement en Asie, retrouver les âmes complices, goûter à nouveau les saveurs tant aimées, rencontrer de nouvelles amitiés. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement en Asie. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais sûrement. Cher journal, si je pouvais voyager cet été, je partirais. Cher journal, si je pouvais voyager cet été. Cher journal, si je pouvais voyager. Cher journal, si je pouvais…
Cher journal, je reste avec toi.

L’inédit de la semaine : The Tokyo Blues

Sauve un bambou, mange un panda.

On vous l’a promis et vous l’attendez comme le roseau désir la pluie, comme le bambou craint le panda, comme la feuille de cerisier guette le printemps… Nous continuons donc avec un plaisir infini le travail entamé avec Fabe Beaurel Bambi ici et là. Après Les Amusemens, Comité Bantou, HipK et J.J.D., voici The Tokyo Blues, morceau phare de Horace Silver, issu du disque éponyme qu’il a composé en rentrant d’une tournée au Japon. Et hop, un titre de plus pour ta playlist estivale ! Avec un Beaurel-san en grande forme, toujours aussi classe même en kimono traditionnel, tu vas épater tes voisins au camping pendant l’apéro-pétanque. Nous, ça nous fait chalouper plutôt que pointer ou tirer. Et toi ?

青鞜

元始、女性は実に太陽であった。真正の人であった。
今、女性は月である。他に依って生き、他の光によって輝く、病人のような蒼白い顔の月である。/
(…)
我れ我を遊離する時、潜める天才は発現する。/
私どもは我がうちなる潜める天才のために我を犠牲にせなばならぬ。いわゆる無我にならねばならぬ。(無我とは自己拡大の極致である。)/
ただ私どもの内なる潜める天才を信ずることによって、天才に対する不断の叫声と、渇望と、最終の本能とによって、祈祷に集中し、精神を集中し以て我を忘れるよりほか道はない。/
そしてこの道の極<きわま>るところ、そこに天才の玉座は高く輝く。

平塚らいてう

Seitô

À l’origine, la femme était un soleil, un être authentique. Aujourd’hui la femme est une lune, une lune au visage livide comme celui d’un malade, qui vit à travers autrui et ne brille que par autrui.
(…)
Nous devons maintenant retrouver le soleil que l’on nous a caché. « Parole à notre soleil, à notre talent cachés ! ». Tel est le cri que nous nous lançons à nous-mêmes, telle est notre soif, irrépressible et insatiable, tel est l’instinct qui ébranle notre être tout entier. Ce cri, cette soif et cet instinct qui, conjugués, vont donner vie à notre esprit passionné… Alors pourra briller, très haut, le trône de notre génie…

Hiratsuka Raichôseptembre 1911

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

青鞜 / Seitô / Bas-bleu
Premier numéro, septembre 1911
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure .

16 juillet 2021

Cher journal, je veux retourner au concert ! Retrouver la transe et m’abandonner à nouveau à la danse, éprouver au fond de moi ces émotions ancestrales, communier encore avec la vibration. Sentir couler sur ma peau les ridules sonores que les ondes propagent me fait autant d’effet que la caresse des rayons solaires sur mon épiderme : cela m’emplit d’une chaleur joyeuse, et accompagne un sentiment de renaissance lié à la conscience aiguë du temps présent. La musique me transcende, et l’expérience musicale est une communion sacrée qui connecte mon cœur au pouls de l’univers. Si les planètes dansent autour des étoiles, pourquoi pas moi ?

L’inédit de la semaine : J.J.D. (Johnny Just Drop!!)

Laisse tomber, Jeannot !

C’est la fin de la trêve, on ne lâche plus Fabe Beaurel Bambi jusqu’au mois d’août ! Aujourd’hui il nous fait décoller les talons sur un morceau de Fela Anikulapo Kuti, l’indispensable nigérian : J.J.D. (Johnny Just Drop!!). Retrouve ici tous les autres titres avec Fabe Beaurel Bambi, télécharge-les pour les écouter sur la plage ou sous l’orage : Les Amusemens, Comité Bantou, HipK. Attention, si tu viens au concert ce samedi 17 juillet à 19h à Montreuil (place du Nouveau Théâtre de Montreuil), tu as intérêt à réviser les paroles pour chanter avec nous, Fabe Beaurel Bambi t’aura à l’œil. Concentration… prêt ? Ça fait :  »Heyyy », puis  »Heyyy ». On compte sur toi, fais attention à ton accent anglais, on t’autorise même à arrêter de danser pour chanter si tu galères à faire deux trucs en même temps, comme tu peux mais on veut t’entendre !

♡ Bienvenue aux nouvelles/aux Tipeuses/eurs du blog (toutes les infos ici), qu’iels soient ici infiniment remercié.e.s : Catherine & Daniel, Anne-Laure.

Afrika Shrine is NOT A NIGHTCLUB – it is a place where we can worship the gods of our ancestors.

a) The Church is an ideological centre for the spreading of European and American cultural and political awareness.
The Shrine is an ideological centre for the spreading of Afrikan cultural and political awareness.

b) The Church is a place where songs are rendered for worship.
The Shrine is a place where songs are rendered for worship.

c) The Church is a place where they collect money.
The Shrine is a place where we collect money.

d) The Church is a place where they drink while worshipping (« holy communion »).
The Shrine is a place where we drink while worshipping.

e) The Church is a place where they smoke during worship (burning of incense).
The Shrine is a place where we smoke during worship.

f) The Church is a place where they dress the way they like for worship.
The Shrine is a place where we dress the way we like for worship.

g) The Church is a place where they practice foreign religion.
The Shrine is a place where we practice Afrikan religion.

Fela Kuti

Afrika Shrine N’EST PAS UNE BOÎTE DE NUIT – c’est un endroit où nous pouvons vénérer les dieux de nos ancêtres.

a) L’Église est un centre idéologique pour la diffusion de la conscience culturelle et politique européenne et américaine.
Le Shrine est un centre idéologique pour la diffusion de la conscience culturelle et politique africaine.

b) L’Église est un endroit où les chansons ont une vocation cultuelle.
Le Shrine est un endroit où les chansons ont une vocation cultuelle.

c) L’Église est un endroit où ils collectent de l’argent.
Le Shrine est un endroit où nous collectons de l’argent.

d) L’Église est un endroit où ils boivent pendant le culte (Sainte communion).
Le Shrine est un endroit où nous buvons pendant le culte.

e) L’Église est un endroit où ils fument pendant le culte (fumigation d’encens).
Le Shrine est un endroit où nous fumons pendant le culte.

f) L’Église est un lieu où ils s’habillent comme ils le souhaitent pour le culte.
Le Shrine est un endroit où nous nous habillons comme nous le souhaitons pour le culte.

g) L’Église est un endroit où ils pratiquent une religion étrangère.
Le Shrine est un endroit où nous pratiquons une religion africaine.

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

C’est la fête c’est plus la fête… c’est la fête… (allégorie)
Gif anonyme inédit, XXIème siècle
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure .

02 juillet 2021

Cher journal, je suis si joyeuse et pleine d’une allégresse colossale : aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma plus fidèle amie ♡. Penser à elle m’emplit d’un suave bonheur, d’une joie exquise. Depuis ce matin je suis entrée dans une transe euphorique dans la perspective de la bamboche à venir. Je suis impatiente de la revoir, j’ai trop envie de sauter partout, de danser follement pour fêter la vie qui a fait croiser nos chemins. Je file changer de tenue, qu’elle soit flamboyante comme notre lien, qu’elle virevolte de plaisir, et que l’ivresse m’habille, ce soir nous brillerons d’une passion radieuse. Résonnez tambours, sonnez trompettes, c’est la fête !

L’inédit de la semaine : HipK

Il est déjà neuf heures, là ?

C’était notre premier invité sur ce blog, et ça nous a tellement plu que nous allons continuer à faire un bout de chemin ensemble. Alors, après Les Amusemens de François Couperin, après le Comité Bantou des Bantous de la Capitale, et après un détour par le festival en ligne Pointe Noire en Scène, re-revoici le merveilleux ♡ Fabe Beaurel Bambi ♡ aux percussions, dans une composition de Matthias : Hipk ! Ça groove, ça balance, ça transpire la cuivraille, ça pourrait être une chanson d’anniversaire, on a tellement envie de faire la fête avec vous… Mais d’ailleurs, on se retrouve bientôt en concert avec Beaurel : le 17 juillet à 19h à Montreuil ! C’est sur la place du Nouveau Théâtre de Montreuil, c’est le Banlieues Bleues Summer Camp, c’est une bonne auberge, et toutes les infos sont ici. Venez danser sous notre nez, enfin !

♡ Bienvenue aux nouvelles/aux Tipeuses/eurs du blog (toutes les infos ici), qu’iels soient ici infiniment remercié.e.s : Anne & François.

Quand nous plantons, quand nous tissons, quand nous écrivons, quand nous enfantons, quand nous organisons, quand nous soignons, quand nous courons à travers le parc, dans la brume exhalée par les séquoias, quand nous faisons ce que nous avons peur de faire, nous ne sommes pas seules. Nous sommes du monde et notre pouvoir-du-dedans est grand, même s’il n’est pas invincible. Si nous pouvons être blessés, nous pouvons soigner ; si chacun de nous peut être détruit, en nous il y a le pouvoir du renouveau. Et il est encore temps de choisir ce pouvoir-là.

Starhawk Rêver l’obscur : femmes, magie & politique

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

L’étrange pouvoir du renouveau
Gif anonyme inédit, XXIème siècle
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François.

07 mai 2021

Cher journal, je reviens de mon sport, bien transpirante et gonflée d’énergie. Sur le trajet j’ai croisé quelques animaux : des chevaux, des canards, un serpent, il ne manquait plus que les singes et les éléphants et je me serais crue au zoo, hihi ! Toutes ces bêtes sauvages, magnifiques, indomptées et libres, sans maître ni prophète, elles m’ont insufflé tout plein de vitalité. Graouw ! Je deviens une créature féroce et redoutable face à l’autorité oppressante. Que personne ne me dise quoi faire aujourd’hui, je suis libre, autonome et déchaînée ! Despote, passe ton chemin, petit chef disparaît, puissant souverain prends garde à mes griffes et mes crocs : je suis affamée de justice, assoiffée de solidarité, et d’une liberté insatiable… Grrrrr… C’est fou l’effet que ça me fait un petit footing.

La vidéo inédite de la semaine : Soundburning n°6

Ensemble on fait les fous, on dit bonjour aux animaux…

Cette semaine nous avons terminé la création de notre Livre de la Jungle, avec Florent Hamon et Nicolas Gastard, et ça nous met bien en joie, vois-tu ! Le spectacle sera visible à l’automne prochain, mais on peut déjà retrouver des extraits audios ici-même. Du coup, pour fêter ça, on t’a préparé une petite séance de peinture sonique que tu vas pouvoir danser dans ton salon, au rythme de Florent  »Big Chief » Hamon. Préviens tes voisins qu’il va se passer un truc dans le quartier, que tu peux rien dire de plus mais que ça va être fou de ouf. Attention, tous les coups sont permis !

Plaidoirie, 22 juin 1883

On a déjà fait bien des révolutions ! (…) Vous en verrez sans doute encore, et c’est pour cela que nous marchons pleins de confiance vers l’avenir ! Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. Ce que nous voulons, c’est l’autorité de tous. M. l’avocat général m’accusait de vouloir être chef : j’ai trop d’orgueil pour cela, car je ne saurais m’abaisser et être chef c’est s’abaisser.

Louise Michel, Mémoires, tome I

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Le choix de la Tyrannie & le Feu de la délivrance,
allégorie libertaire anonyme inédite, XXIème siècle

30 avril 2021

Cher journal, assise sur une plage chimérique, je ferme les yeux et je suis un dauphin. Je quitte le rivage pour m’immerger dans le reflux des océans. Tout en m’engouffrant dans l’abîme des profondeurs marines, je plonge à l’intérieur, en mon cœur intime. J’y trouve une douce et paisible énergie. Ici règnent l’abondance et la plénitude. Loin des inquiétudes, je peux respirer sous l’eau, comme dans le ventre primitif. Je suis à la frontière de l’ancien et du nouveau. Bercée dans ce ventre-refuge, je suis doucement propulsée à mon commencement, quand ma vie n’était pas encore une lutte et que j’habitais une mer d’amour. J’éprouve une nouvelle existence, une mort, puis une renaissance. Parfois, nos passions sont mises à l’épreuve, et notre sensibilité est bouleversée, nos existences coincées entre un monde si changeant et l’impression progressive d’un temps qui rétrécit. Il est temps d’embrasser mon animal totem, de glisser avec lui, de lâcher prise et de laisser mes émotions affleurer, de les purifier. Une nouvelle énergie m’envahit. En cessant de chercher, je comprends, et la prise de conscience est totale, la mutation s’achève. J’accoste aux rives de mon évolution personnelle. Euphorique, je retrouve le sourire, je suis ouverte à tous les possibles. Je danse de joie.

La vidéo bonus de la semaine : Dronphine
L’inédit de la semaine : Protubérance œcuménique

Le retour du retour…

Et qui c’est que revoilà ? Mais oui, c’est lui, l’extraordinaire Yan Péchin , avec une proposition radicale une fois de plus. Après un Criminal World d’après David Bowie et un Nocturne n°8 tout à fait personnel, Yan nous rejoint pour un drone profond et régénérant, en forme de Protubérance œcuménique. Mille mercis l’ami, on en avait bien besoin ! A écouter à plein volume pour que les agents actifs fassent effet… Alors pour danser, me direz-vous ? Fermez-les yeux, vous répondrai-je !

Le désert

Cette lumière intérieure (…) peut être comparée à l’espace ; elle ne connaît pas de limites ; pourtant elle est toujours là, toujours auprès de nous, elle garde toujours sa sérénité et sa plénitude… On ne peut la saisir, et l’on ne peut s’en défaire ; elle va son propre chemin. On parle, et elle est silencieuse ; on demeure silencieux, et elle parle.

Aldous Huxley, Les portes de la perception

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Ecumenical Protuberence
Gif anonyme inédit, XXIème siècle

16 avril 2021

Cher journal, je crois que j’ai vécu une expérience transcendantale avec une amie hier. Elle m’a chanté une ballade en s’accompagnant au piano, mais quel choc ! Elle a commencé par fredonner un air entêtant, avant de se lancer dans un couplet improvisé, un poème instantané. La dissolution de mon esprit dans un temps infini et l’abandon total de mon corps au profit de sensations incroyablement savoureuses, m’ont laissée comme orpheline ce matin. Je n’imaginais pas pouvoir à ce point m’oublier dans une telle ivresse sonore. Je suis impatiente de la revoir pour l’entendre à nouveau. Je suis fana d’elle.

L’inédit de la semaine : Just Like Water

Elle est dans la place !

ATTENTION les ami.e.s : après le merveilleux Fabe Beaurel Bambi, l’extraordinaire Yan Péchin, après la magnifique team Witchduck Marylou Abdelghani & McG, place à une nouvelle invitée fabuleuse, l’étourdissante L (Raphaële Lanadère) au chant ! L nous a fait l’immense honneur de passer au studio pour une séance de rêve dont nous ne sommes pas encore complètement remis, et nous vous proposons aujourd’hui un titre de Lauryn Hill issu de l’album MTV Unplugged No. 2.0 : Just Like Water. On passe un short et on te retrouve dans 5 min sur le dancefloor, tu vas voir, ça coule de source et ça régénère sévère !

Just Like Water

Moving down the streams of my lifetime
Pools of fascination in my sleep
Cooling off the fire of my longing
Warming up my cold within his heat

Bouncing down the walls of inhibition
Evaporating all of my fears
Baptizing me to complete submission
Dissolving my condition with his tears

It’s just like the water
I ain’t felt this way in years
It’s just like the water, the water
I ain’t felt this way in years

Coursing through my senses, he’s prevailing
Floating through the space of my design
Drowning me, I find my insides sailing
Drinking in the mainstream of his mind

Filling up the cup of my emotions
Spilling over into all I do
If only I could get lost in his ocean
Surviving on the thought of loving you

It’s just like the water
I ain’t felt this way in years, in years
It’s just like the water, the water
I ain’t felt this way in years

Bathing in the fountain of his essence
He causes my expression to remain
Humbled on the mountain by his presence
Washing my intentions with his name

Sealing all the floodgates of his passion
Saving all his liquid for his own
Moisturizing me to satisfaction
In my imagination, oh no

He’s pouring out his soul to me for hours and hours
Drawing out my nature with his hands
Yearning, I’m so thirsty for his power
Burning to be worthy of his land

It’s just like the water
I ain’t felt this way in years, in years
It’s just like the water
I ain’t felt this way in years

Cleaning me, he’s purging me
And moving me around
He’s bathing and he’s cleaning me
And moving me around
Around, and around and around and around

Washing me, cleaning me
Moving me around
He’s purging me, he’s been cleaning me
And moving me around
And around
And around

Around
And around
Moving me around

LAURYN HILL

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Battements d’L d’une papillonne.

26 février 2021

Cher journal, j’ai fait un stage de basket cette semaine. Intense et immersif. Je ne suis pas certaine d’aimer ça, j’ai des courbatures partout. Je suis un peu tombée aussi, mais je m’accroche. Heureusement que les repas sont généreusement garnis ! Hier c’était raclette, j’adore ça, je fais cuire des petits bouts de saucisse dedans, miam… Mes voisines de dortoir sont plutôt bruyantes, Nya se lève toutes les nuits pour boire, ça me réveille mais je l’aime bien quand même. Pour se détendre on danse parfois le soir. Demain, le thème de la boum c’est « Années 80 », j’espère qu’il y aura du Bowie. C’est ma dernière chance pour conclure avec Yan ♡

L’inédit de la semaine : Criminal World

Un mélange de tradition, de décadence et d’érotisme !

Cette semaine, un invité spécial pour vos oreilles et dans notre cœur : l’extraordinaire Yan Péchin aux guitares acoustique & électrique. On se connaît depuis un bout de temps maintenant, croisé en tournée avec Jacques Higelin, Hubert-Felix Thiéfaine, ou encore Brigitte Fontaine, il nous a ébloui sur scène aux côtés d’Alain Bashung, et on est bien heureux d’avoir enfin le plaisir de jouer en intimité avec lui. Merci Yan pour cette belle journée en ta compagnie ! Alors en plat du jour on sera sur du David Bowie qui lui même reprenait en hors-d’œuvre un tube du groupe Metro : Criminal World. A servir avec une petite Roussette de Savoie si vous aimez le fruit, ou une Mondeuse, plus tannique, pour les palais gourmands. Tu danses ?

You never told me of your other faces
You were the widow of a wild cat

And now I know about your special kisses
And I know you know where that’s at

I guess I recognise your destination
I think I see beneath your make-up

What you want is so separation
This is no ordinary, this is no ordinary

What a criminal world

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.