15 octobre 2021

Cher journal, depuis quelques jours je suis endiguée en béatitude. Engourdie dans mon euphorie, je ne suis plus perméable aux autres. Cet état m’isole, sans pour autant me paralyser. Rien ne me dérange, tout me va, je ne suis pas indifférente mais la légèreté qui me porte m’éloigne de la pesanteur ambiante. Je ris seule, de rien, de tout, de moi, de mon rire. C’est plutôt agréable, mais si fatiguant ! Pour retrouver ma lucidité j’ai besoin d’un exorcisme, d’un désenvoûtement (et assurément d’un peu de repos). Afin de conjurer mon sort, le docteur Hyks m’a recommandé de compter sur mon appétence musicale et sur le pouvoir thérapeutique du son. Il m’a prescrit une playlist qui devrait me rendre au monde des vivants. Je commence le traitement tout de suite...

L’inédit de la semaine : Wa Mumba

Écoute les choses !

La révélation du blog, aux côtés de nos précieuses.eux invité.e.s, ♡♡♡ l’étourdissante Raphaëlle  »L » Lanadère, les magnifiques Marylou Abdelghani & McG, l’extraordinaire Yann Péchin ♡♡♡, c’est bien sûr l’indispensable Fabe Beaurel Bambi ! Il est de retour avec une composition collective sur un texte personnel : Wa Mumba. Beaurel va squatter le blog quelques semaines encore, nous sommes en train de vous concocter une proposition discographique en quartet, et vous pourrez nous écouter tout bientôt en concert, youpi ! Rendez-vous le mardi 09 novembre à la Dynamo de Banlieues Bleues, à Pantin (93), toutes les infos ici. Ça va groover, transpirer, fatiguer les jambes, il y aura du rire et des larmes, ça va saigner sous les pieds. Et toi tu vas rester chez toi, sur ton canapé ? Je n’crois pas, non…

Wa Mumba

Ilé yalé lalé oh oh
Yalé lulu tu tsé tadi oh
Ni na lela komité na ko
Ki na yeulé bu sé
Kani késaka

Kanda dwa boni tella mio
Kanda dwa boni tella mio

Wené mana osé
Oh yele lala ina baladosé

Kwiza vumbuka kwiza wa mambu yeyi
Mambu yeyi beto ké wa kutuba samu wa beno
Ba npangui béno kuwa mambu

Kwiza kuwa marcelo
Kinilé ka kuenda kata tuka mama

Ah wé ngué kuwa mambu belo
Ké wa ku zonza samy na ngué
Ngué na kuwa vé
Eh mama

Marcelo

Ah mé ngué kuiza kuwa mambu eh eh

Tia wiri samu
Tia wiri samu
Tia wiri samu

Fabe Beaurel Bambi

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

« Ni na lela komité »
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine, Nathalie & Fabien.

08 octobre 2021

Cher journal, ça faisait une semaine que je cherchais un passage vers la lumière. J’ai finalement trouvé un tout petit chemin, à peine un boyau accidenté, froid et ténébreux, mais porteur d’une infime luminosité, une brillance à peine perceptible. La traversée m’a paru durer une éternité, une épreuve pénible de la désolation. Impression subite de désintégration. Mon palpitant s’est emballé, spasmes et nausées, je blêmis, pupilles dilatées. Je me sentais terriblement lourde et engourdie quand, soudain… Atteignant la frontière illuminée du corridor, je m’envolais pour flotter dans un jaillissement d’intenses coloris. La nuance des pigments changeait si rapidement que je restais longtemps confuse, à regarder les sons s’agiter autour de moi, à entendre le brouhaha harmonieux des couleurs. Prenant conscience de l’irréalité de la scène, je m’habituais petit à petit aux inflexions incessantes qui déformaient tout autour de moi. J’ai fini par atteindre un apaisement total, une lucidité inédite, l’esprit ouvert sur un nouveau seuil. Je nage paisiblement en sa direction. J’ouvre la porte.

L’inédit de la semaine : Chicha Club

Chicha goût acide lysergique

Aujourd’hui c’est le retour de Matthias à la composition, avec un Chicha Club qui se trouve à l’angle de la Chronique Akashique, fragment n°7, à gauche quand vous allez Vers Les Crinoïdes, vous trouverez facilement, près de la petite place avec les arbres… Le Chicha Club ? Ouvert 24/24, 7/7, comme les Urgences de Montfermeil, tout pareil, sauf que là on y danse à toute heure et qu’on ne vous fera pas attendre jusqu’à 5h du matin pour vous trouver un lit : y en a pas ! Tu te bouges ou tu bouges, la devise du club, c’est radical, c’est brut, ça pique parfois, mais on a l’impression que c’est ce dont tu as besoin en ce moment, du groove chirurgical. Alors on va enfiler nos blouses blanches et nos gants latex, tu te détends, relax, on va bien s’occuper de ton cas.

La corbeille de fruits

22.

Ce matin d’automne est excédé de lumière, et si tes chants se font capricieux et las, donne-moi ta flûte un instant.

Je jouerai avec elle suivant ma fantaisie – tantôt sur mes genoux, tantôt à mes lèvres, tantôt posée sur l’herbe à mes côtés.

Mais dans le silence solennel du soir je cueillerai des fleurs pour l’en couvrir avec des couronnes, je la remplirai de parfums ; avec une lampe allumée, je lui rendrai mon culte.
Puis la nuit je reviendrai vers toi et te la rendrai.
Et tu joueras sur elle la musique de minuit, quand le solitaire croissant de lune erre parmi les étoiles.

(…)

83.

Je sens que toutes les étoiles palpitent en moi.
Le monde jaillit dans ma vie
comme une eau courante.
Les fleurs s’épanouiront dans mon être.
Tout le printemps des paysages et des rivières monte comme un encens dans mon cœur, et le souffle de toutes choses chante en mes pensées comme une flûte.

Rabindranath Tagore
Traduction Hélène Du Pasquier

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Animal
Rabindranath Tagore, vers 1930
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1er octobre 2021

Cher journal, d’un souffle.. émotions contradictoires.. d’un souffle.. naissance, néant.. implosion, expulsion.. pour la transe : inspirer, expier.. deux souffles.. .. en cas d’alarme, tirer sur les poumons, étirer les alvéoles, d’un souffle faire vibrer les cordes, d’un son accéder à l’Éther.. créer le cosmos dans la vibration d’un souffle, l’abandonner.. avec ses regrets.. revenir à la surface, au milieu de l’écume.. quitter la mélancolie, bannir la peine, soigner l’amertume.. d’un souffle rejoindre la pulsation.. d’un souffle.. d’un souffle..

L’inédit de la semaine : Chronique Akashique, fragment n°7

Transbreath-Express

Après la Pianoless Failure et le Noctambularium Tremens, on continue d’explorer l’imaginaire du trio avec aujourd’hui une Chronique Akashique, fragment n°7. Avec Frédéric aux ciseaux, c’est presque un Drumless Noctambularium, mais en différent, surtout au niveau des formes et des couleurs. Là, si tu demandes comment ça se danse, on t’inscrit illico aux championnats du monde de la mauvaise foi : vues tes chorés-vidéos-mythos que tu nous envoies sur les autres titres, aujourd’hui c’est l’autoroute du groove pour ton dance-fleur. Accroche ta ceinture connectée, règle tes rétroviseurs sur onze, préviens tes voisins sourds, les Draft Plunks sont déjà de retour, et ils ont faim de transe !

♡ Bienvenue aux nouvelles/aux Tipeuses/eurs du blog (toutes les infos ici), qu’iels soient ici infiniment remercié.e.s : Nathalie & Fabien.

Underland : A Deep Time Journey

(…)
Sous le frêne se déploie un labyrinthe.

S’enfoncer à travers les racines, à travers un passage de pierre lisse qui plonge dans les profondeurs. Les couleurs s’estompent et bientôt ne subsistent que des gris, des bruns, des noirs. Un courant d’air glacé remonte le passage. Au-dessus, de la roche solide – de la matière pure. Le monde d’en haut devient presque impensable.

Emprunter ce passage. Le labyrinthe se fait plus complexe. Des boyaux latéraux mènent à d’autres tunnels. On peine à se diriger. Quelque chose d’étrange affecte l’espace, et la temporalité aussi. Le temps du sous-sol n’est pas le temps de la surface. Ici il s’épaissit, s’agglutine, tourbillonne, se presse et ralentit.

Le passage bifurque une fois, puis deux, il rétrécit – et s’ouvre sur une salle aux proportions inattendues. A présent le son vibre, résonne. Les parois d’abord semblent tout à fait nues, puis il se passe quelque chose d’extraordinaire. Peu à peu surgissent de la pierre des scènes du monde souterrain, que des siècles séparent mais qui s’unissent en un même écho.
(…)

Robert Macfarlane
Traduction Patrick Hersant

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

 » Quelque chose d’étrange affecte l’espace (…) « 
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24 septembre 2021

Cher journal, des traces fantomatiques s’animent autour de moi. L’air s’étouffe en silence. L’absence prend vie en creux, souvenir altéré aussi flou qu’impalpable. A travers une ronde spectrale inaudible, je perçois le bourdonnement d’un monde harmonieux. Comme si, derrière la fenêtre brisée de mes échecs, je pouvais entrevoir un lieu mythique, théâtre fantastique, foyer de mes fantasmes hallucinés. Mais déjà la lumière s’effondre, l’image merveilleuse s’efface dans une stupéfiante douceur, me laissant seule à nouveau, accompagnée des ruines fuyantes du tombeau de mes chimères.

L’inédit de la semaine : Pianoless Failure

Équinoxe again.

On reste en trio cette semaine, pour ce Pianoless Failure inédit, encore une fois écrit à trois paires d’oreilles. Frédéric, Matthias & Sylvain vous proposent une petite danse automnale, doucement tournoyante comme la fine et légère feuille libre, soumise à la gravité terrestre pour son dernier voyage avant la grande transcendance … C’est pas clair ? Bon, l’été c’est fini, là ça va commencer à faire frisquet, c’est l’automne, bientôt glagla. Alors tu valses, tu sautes, tu roule-boules, tu saltottes, tout ce que tu peux, on va pas t’aider sur ce coup là. Ce qui compte c’est que tu ne perdes pas de vue ta guinche intérieure, parce que c’est la vie !

Ce piano voyage en dedans…

Ce piano voyage en dedans,
voyage par sauts joyeux.
Ensuite il médite, en repos ferré,
cloué par dix horizons.

Il avance. Il se traîne sous des tunnels,
plus loin, sous des tunnels de douleur,
sous des vertèbres qui fuguent naturellement.

D’autres fois, ses trompes vont,
lents et jaunes désirs de vivre,
vont s’éclipsant
et s’épouillent d’insectiles cauchemars

déjà morts pour le tonnerre, héraut des genèses.

Obscur piano qui guettes-tu
avec ta surdité qui m’entend,
avec ton mutisme qui m’assourdit ?

Oh pouls mystérieux.

César Vallejo
Traduction Nicole Réda-Euvremer

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Tunnel sans piano
Lieu & destination inconnues, XXIème siècle
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17 septembre 2021

Cher journal, j’ai parfois l’impression, au cœur de la nuit, que ma pensée m’échappe. Mon écriture s’incarne alors sans conscience, et soudain je découvre intriguée les traces manuscrites inconnues. Je ne maîtrise plus le sens ni la forme, les mots ne sont pas de moi. Ou bien d’une autre moi. Ou encore d’un autre – tout court. Mais qui suis-je alors, un hôte ? Un histrion ? Un personnage sans quête, une touriste cacographe ? Un vagabond céleste, l’incarnation d’une divine merveille séculaire ? Une inconnue, assurément. Si je suis plusieurs, qui est  »je » ? Me laisser traverser par un visiteur, pourquoi pas, mais où suis-je pendant ma dépossession ? Je somnambule sûrement dans des limbes d’inconscience, ivre d’une danse onirique dont les tremblements agitent mon âme d’un plaisir infini.

L’inédit de la semaine : Noctambularium Tremens

Qui parle ?

Trois voix pour l’inédit du jour, une écriture collégiale de Frédéric, Matthias & Sylvain, sobrement intitulée Noctambularium Tremens, parce que nous, le Latin, c’est vraiment notre truc. Là on est en train d’écrire les paroles, tu pourras les chanter à la messe quand tu auras bien retenu la mélodie… Alors c’est parti, entrainement : chante dix fois la partie du trombone, saute dix minutes sur ton lit au rythme du saxophone basse, puis danse en boucle la mélodie de la trompette. Si tu fais ça tous les jours pendant trois semaines tu seras prêt.e : tu nous poke sur les réseaux d’asociaux, on te faxe le texte et le tour est joué, à toi la gloire, veinard.e ! Merci qui ?

♡ Bienvenue aux nouvelles/aux Tipeuses/eurs du blog (toutes les infos ici), qu’iels soient ici infiniment remercié.e.s : Estelle & Antoine.

Session 511 – Mercredi 21 Janvier 1970

Je suis d’abord et avant tout un enseignant (je n’ai jamais été un homme de lettres en soi). Je suis une personnalité qui a un message : vous créez le monde que vous connaissez. Vous avez reçu le don peut-être le plus impressionnant qui soit : la faculté de projeter vos pensées hors de vous-mêmes, en une forme physique.

Ce don entraîne une responsabilité ; or, dans l’ensemble, vous avez tendance à vous féliciter de vos succès mais à accuser la société, le destin ou Dieu de vos échecs. L’humanité a tendance à projeter sa culpabilité et ses erreurs sur l’image d’un Dieu paternel qui doit se sentir fatigué de tant de récriminations.

Le fait est que chacun de vous crée sa propre réalité physique ; et collectivement, vous créez à la fois la gloire et la terreur qui président à votre expérience sur Terre. Tant que vous n’aurez pas compris que vous la créez vous-mêmes, vous refuserez de vous en reconnaître responsables. Vous ne pouvez pas non plus accuser le diable des malheurs du monde, car vous êtes à présent suffisamment développés pour savoir que le diable est une projection de votre propre psyché ; mais vous n’êtes pas encore assez sages pour savoir utiliser votre créativité de manière constructive.

Jane Roberts, Seth Parle – tome I
Traduction Michka Seeliger-Chatelain

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

« (…) le Diable est une projection de votre propre psyché. »
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja, Estelle & Antoine.

10 septembre 2021

Cher journal, immergée depuis l’Aube, je me laisse aller aux reflux et je danse du bout de mes tentacules feuillues. La nébulosité des profondeurs n’empêchant pas la course des rayons cosmiques, je m’éveille à une sensualité épidermique quand les photons caressent mes calices. Je suis ancrée dans mon existence et cela me pèse de plus en plus. Si je ne fais rien, combien de temps puis-je survivre ainsi ? En passant à l’action, combien de renoncements ? Embrasser la somme sacrifiée est un projet follement démesuré, mais c’est bien là, dans les zones d’ombres, que se cache l’emprunte de mes actions futures. Cette trajectoire inconnue, esquissée par la matière noire de mes renoncements, se révèle intensément passionnante.

L’inédit de la semaine : Vers Les Crinoïdes

Chacun sa route, chacun…

Cette semaine c’est Matthias qui mène la danse, avec une composition de rentrée rien que pour vous : Vers les crinoïdes. Titre programmatique, et pour atteindre les susdit crinoïdes, y’en a qui pensent qu’il faut passer par la mer, d’autres qui disent qu’on les trouve dans la montagne, du coup personne n’est d’accord et tout le monde se fâche… Une bonne matière tout de même pour remettre le trio au travail après des semaines de farniente sous un soleil de grêle. Alors bon, comment danser tout ça, on peut pas vous dire, va falloir faire preuve d’imagination un peu ! Et puis comme d’habitude, tu nous spam la boite mail avec tes agitations i-filmées, on les passera au ralenti en fond d’écran, ça nous fera notre semaine si tu t’en sors.

The Road Not Taken

Two roads diverged in a yellow wood,
And sorry I could not travel both,
And be one traveller, long I stood
And looked down one as far as I could
To where it bent in the undergrowth.

Then took the other, as just as fair,
And having perhaps the better claim,
Because it was grassy and wanted wear,
Though as for that the passing there
Had worn them really about the same,

And both that morning equally lay
In leaves no step had trodden black.
Oh, I kept the first for another day!
Yet knowing how way leads on to way,
I doubted if I should ever come back.

I shall be telling this with a sigh,
Somewhere ages and ages hence:
Two roads diverged in a wood, and I,
I took the one less travelled by,
And that has made all the difference.

Robert Frost, Mountain Interval

Bonus extra : Robert Frost lisant The Road Not Taken

Le chemin que l’on ne prend pas

Deux chemins se séparaient dans un bois doré ;
Regrettant de ne pouvoir tous deux les emprunter,
Et d’être seul à voyager, je restais là
Et j’en suivis un aussi loin que possible du regard
Jusqu’à sa courbe du sous-bois.

Puis je pris l’autre, juste comme ça,
Offrant peut être l’avantage
D’une herbe qui demandait qu’on la foulât,
Et bien qu’en cet endroit, mon passage
Les eut vraiment laissés à leur semblable état,

Et les deux s’étiraient pareillement ce matin
Sous des feuilles qu’aucun pas n’avait noircies.
Ah, je gardais l’autre pour un jour prochain !
Mais sachant comment nous emmène un chemin,
Je doutais de jamais pouvoir revenir.

Je conterai ceci dans la paix,
Quelque part, d’ici quelque temps :
Deux chemins s’offraient à moi, et là,
J’ai suivi celui qu’on ne prenait pas,
Et j’ai compris toute la différence.

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Petit jeu : sauras-tu reconnaitre l’autre chemin ?
ENORME merci aux Tipeuses/eurs de cette semaine :
Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja.

03 septembre 2021

Cher journal, c’est encore l’été alors je danse encore et encore et encore… Je suis en transe et je compte bien y passer l’hiver. Mon corps encore chaud transpire l’effort, le bal n’en finit pas. Mes sens n’ont plus de frontière : j’entends les odeurs acres sur la piste, je vois les sons touffus et colorés, chatoyants, et je peux même toucher la lumière du jour qui point en crépuscule… J’ai l’impression d’être infatigable, je voudrais danser jusqu’à l’épuisement, mais c’est une vigoureuse endurance qui me cueille. Sous mes écailles, ma chair est vive, et mes humeurs sont pures. La folie s’ouvre à moi dans un sublime élan fantastique, je sombre dans mon extravagance, je ne suis plus que mouvement, une vivacité cosmique.

L’inédit de la semaine : Dog Eat Dog

September on fire…

Tiens, en voilà de la rentrée en musique ! Pour vous retrouver après ces quelques vidéos-friandises, nous avions envie de reprendre avec l’indispensable ♡ Fabe Beaurel Bambi ♡, histoire de vous faire chalouper tant que c’est encore l’été. C’est de nouveau Fela Anikulapo Kuti qui nous a inspiré cette version de Dog Eat Dog. Ca vous fera une belle playlist pour tenir au boulot, avec Les Amusemens de François Couperin, Comité Bantou des Bantous de la Capitale, HipK de Matthias Mahler, J.J.D. de Fela Anikulapo Kuti, The Tokyo Blues de Horace Silver et Lover Man de Jimi Hendrix. Alors c’est parti : branche l’ordi, les enceintes à fond, regarde ton boss droit dans la webcam et danse de tout ton corps en gardant la tête bien fixe ! Si tu coupes ton micro, ça passe tout seul, et si tu craques et que tu termines la webconf torse-poil, si ça se trouve y’a quand même une promo au bout… Merci qui ?

♡ Bienvenue à la nouvelle Tipeuse du blog (toutes les infos ici), qu’elle soit ici infiniment remerciée : Anja.

La dignité rebelle

Le zapatisme n’est pas la règle qui dit aux indigènes des autres pays ce qu’ils doivent faire. Nous partageons plutôt le même sentiment de marginalisation et d’exclusion. Ainsi que la volonté de résistance qui nous pousse à dire : nous ne voulons pas que le monde continue sans nous, nous ne voulons pas disparaître. Mais nous ne voulons pas non plus cesser d’être ce que nous sommes. C’est un processus d’affirmation de notre différence. La lutte des indigènes d’Amérique latine c’est la volonté d’affirmer : nous voulons faire partie de l’histoire nouvelle, de l’histoire du monde ; nous avons quelque chose à dire et nous ne sommes pas disposés à être ce que vous voulez que nous soyons. Nous ne voulons pas nous transformer en sujets dont la valeur sur l’échelle sociale serait déterminée par le pouvoir d’achat et le pouvoir de production.

Sous-commandant Marcos

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

Souvenir d’un avenir radieux
Collage mural anonyme inédit, XXIème siècle
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Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou, Anja.

27 août 2021

Garland’s Rage Cocktail
Recette estivale

Préparation 2min
Cuisson 8min

Ingrédients
Pour 1 personne

– 2 cuillères à soupe de Marburgvirus
– 8 cuillères à café d’Ebolavirus
– 6,4kg de plutonium 239

Préparation
Préchauffer le four à pain à 350°.
Dans un bol en terre cuite, mélanger le Marburgvirus, l’Ebolavirus et le plutonium.
Étaler la pâte ainsi obtenue et la rouler en forme de champignon.
Faire cuire 2 heures et 8 minutes, laisser reposer 28 jours.

!!! Astuce !!!
pour plus de saveur, n’oubliez-pas de soumettre la préparation à un rayonnement ionisant avant la cuisson.

La vidéo bonus de la semaine : My Own Home Latter

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

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Marionette & ses moutons, Anouck & Nicolas, Odile & Christian, Gilles & Dominique, Claude & Cédric, Didier, Kali, Céline & José, Geneviève & Laurent, Lydie & Jean-Georges, Anne & François, Catherine & Daniel, Anne-Laure, Maarite & Charles, Jeanloulou.

20 août 2021

Chef’s Chocolate Salty Balls
Recette estivale

Préparation 2min
Cuisson 9min

Ingrédients
Pour 9 boulettes environ (à consommer à 2 personnes de préférence)

– 2 cuillères à soupe de cannelle
– 2 ou 3 blancs d’œufs
– 1/2 plaquette de beurre salé fondu

Préparation
Préchauffer le four à pain à 350°.
Dans un bol en terre cuite, mélanger la cannelle, les blancs d’œufs et le beurre fondu.
Étaler la pâte ainsi obtenue et la rouler en petites boules de 2cm à 9cm de diamètre.
Faire cuire 2 heures et 9 minutes, ne pas laisser reposer.

!!! Astuce !!!
pour la version chocolatée, mélangez une tasse de cacao, un demi-verre de cognac, un sac ou deux de sucre et une pincée de vanille ; et surtout pensez à graisser la plaque à biscuit. Si c’est trop chaud, évitez de croquer, prenez le temps de sucer.

La vidéo bonus de la semaine : Hipkapoppin

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

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13 août 2021

Lembas (Elven Bread)
Recette estivale

Préparation 33min
Cuisson 3min

Ingrédients
Pour 3 Lembas (permettent de nourrir 3 personnes pendant 33 jours)

– 333 grammes de petit épeautre de Yavanna
– 33 grammes de pignons de pain
– 3 grammes d’asa-fœtida (pour faciliter la digestion)

Préparation
Préchauffer le four à pain à 350°.
Dans un bol en terre cuite, mélanger le petit épeautre, les pignons de pain et l’asa-fœtida.
Étaler la pâte ainsi obtenue et la découper en petits carrés de 3cm.
Faire cuire 3 heures et 33 minutes, laisser reposer trois semaines.

!!! Astuce !!!
enveloppez les Lembas dans des feuilles de mallorne scellées à la cire blanche, cela facilitera leur transport.

La vidéo bonus de la semaine : Gnos Dloc

Gros bisous,
Frédéric, Matthias & Sylvain.

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